Industries des métaux non ferreux : quels relais de croissance ?

Le 3 avril 2015, les acteurs de la filière des métaux non-ferreux et les pouvoirs publics se sont réunis à Bercy pour la restitution des travaux de l’étude du Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economiques (PIPAME) « Mutations économiques du secteur de l’industrie des métaux non-ferreux ».
8 avril 2015

Cette étude menée par les cabinets Sofred et Erdyn a été financée par la Direction générale des entreprises (DGE), la Direction générale de l’aménagement du logement et de la nature (DGALN), le Ministère des affaires étrangères (MAE), le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), l’Association française de l’aluminium (AFA) et la Fédération des chambres syndicales des minerais, minéraux industriels et métaux non ferreux (FEDEM).

Initiée lors des travaux du Comité stratégique de filière Industries extractives et première transformation (CSF IEPT), cette étude a permis de dresser un diagnostic partagé de la filière.

La métallurgie des non-ferreux est à l’origine de métaux très divers (Al, Pb, Ti, Zn, W…), développés et mis en œuvre dans autant de filières spécialisées. Moins connue que celle de l’acier, elle occupe pourtant une place stratégique dans le paysage industriel français.

Cette industrie constitue un maillon critique pour de nombreuses industries aval. Qu’il s’agisse des métaux « traditionnels » ou à haute intensité technologique, ils trouvent à s’employer dans  tous les grands secteurs industriels comme les matériels de transport, le bâtiment, l'aéronautique, l'automobile ou les matériels électriques et électroniques.

L’industrie française des métaux non ferreux a connu, durant cette dernière décennie, des évolutions marquantes de ses marchés et un contexte concurrentiel mondial renforcé qui ont conduit à de profondes recompositions de son appareil productif. Cette évolution s’est traduite en France par un recul de la production de métaux non ferreux et une érosion du tissu industriel associé.

Les activités d’extraction sont aujourd’hui limitées et la première transformation présente des situations hétérogènes. Toutefois la montée en gamme a permis à certains acteurs nationaux de résister à la concurrence et de se positionner sur des marchés en croissance où les non ferreux se substituent à l’acier.

Sur les marchés matures, la croissance dépendra notamment des solutions qui pourront être apportées aux besoins liés aux nouveaux modes de consommation et de production, tels que l’optimisation et l’efficacité des matériaux, leur fonctionnalisation, les développements technologiques combinés à la montée en puissance du numérique, ou encore la capacité de satisfaire aux exigences environnementales (allègement, recyclabilité, etc.). La diffusion de nouvelles technologies et/ou de nouveaux matériaux bénéficie du rôle actif de quelques donneurs d’ordres, acteurs institutionnels et centres techniques.

La présentation de l’étude a été suivie par deux tables rondes :

  • Quel écosystème pour une filière compétitive ?
  • Une industrie porteuse d’innovations

Elles ont permis aux intervenants d’éclairer les conclusions de l’étude et de dresser des perspectives d’avenir pour la filière.

En savoir plus

Le rapport final https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/prospective/Industrie/2015-03-Metaux-non-ferreux-rapport.pdf

Annexe - Impact de l’environnement réglementaire Annexe - R&D et innovations technologiques http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/prospective/Industrie/2015-03-Annexe-Metaux-non-ferreux-RD-Innovation.pdf

Annexe - Vision prospective à horizon 15 – 20 ans http://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/etudes-et-statistiques/prospective/Industrie/2015-03-Annexe-Metaux-non-ferreux-Prospective.pdf

 

 

LE PIPAME : Créé en janvier 2005, le Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques (Pipame) a pour objectif de produire un éclairage sur l’évolution des principaux acteurs et secteurs économiques en mutation à un horizon de 5 à 10 ans. En impliquant fortement les acteurs socio-économiques, le Pipame renforce ainsi les capacités de veille et d’anticipation de l’État.