Mine d'or d'Ity, Côte d'Ivoire © P. Urien

Ressources primaires terrestres

Qu’elles soient métalliques ou non métalliques, les matières premières minérales primaires sont les ressources présentes naturellement dans le sous-sol. Elles ne sont pas renouvelables et leur raréfaction à plus ou moins long terme, pour la plupart des ressources, nécessite le développement durable de leur exploitation et leur gestion économe.

Matières premières minérales primaires non énergétiques : des ressources naturelles

Par opposition aux matières premières secondaires qui sont issues du recyclage, les matières premières primaires sont directement extraites des concentrations naturelles dans le sous-sol. Les substances minérales sont valorisées en fonction de leurs propriétés physico-chimiques et entrent dans la fabrication de biens de consommation, dans la composition de produits chimiques et la construction d’infrastructures.

Les matières premières minérales primaires non énergétiques incluent les substances non métalliques et les substances métalliques, hormis l’uranium, le charbon et les hydrocarbures. Elles sont les intrants dans un large éventail d’activités économiques, de l’artisanat à l’industrie : bâtiment et travaux publics, chimie, industrie de base et de transformation.

Classification des ressources

Plaques de cuivre - Las Cruces, Espagne © BRGM - G. BertrandUne classification globale des ressources minérales primaires non énergétiques distingue les catégories suivantes :

Récemment, une nouvelle catégorie a été définie : les métaux critiques ou stratégiques. Il s’agit de substances dont un pays est très dépendant du point de vue de leur importance dans une ou plusieurs filières économiques ainsi que des risques pesant sur leurs approvisionnements. Dès 2008, la Commission européenne puis la France ont publié une liste de ces métaux dont la production est la quasi exclusivité de quelques pays : Chine, Brésil, Afrique du Sud et Chili, pour ne citer que les principaux.

Economie des matières premières minérales

L’extraction et les filières de transformation des matières premières minérales constituent un secteur économique majeur. Dans certains pays, il peut représenter jusqu’à 85% du PIB. La répartition géographique des ressources naturelles sur la planète combinée avec l’histoire industrielle mondiale et aux progrès de la technologie créent les conditions d’une économie complexe en perpétuelle évolution.

Globalement, les grands centres de production se sont déplacés des pays du Nord vers les pays du Sud. Les innovations technologiques tout au long de la chaîne de valeur ainsi que l’éventail des utilisations dans les sociétés modernes génèrent des tensions d’approvisionnement sur certaines substances. Les métaux « classiques » se négocient sur les places de marchés (London Metal Exchange - LME, par exemple) tandis que les transactions de « petits métaux » se font de gré à gré, sans cotation de référence.

Exploitations de substances minières en France

La période d’après-guerre a connu un fort développement de l’exploitation des ressources minérales en France. Mais la baisse des cours observées entre 1980 et 2002 et l’épuisement de certains gisements ont progressivement engendré une diminution de la production. La dernière mine de fer a fermé en 1995, les mines de potasse d’Alsace en 2003, la dernière taille de charbon s’est arrêtée en 2004 et la production de la fluorine du Tarn a cessé en 2006.

Carrière de roche et corail en Guyane / M. ChevillardActuellement, les exploitations de substances minières en métropole concernent l’extraction de sel principalement (Lorraine, Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Aquitaine), de bauxite à Villeveyrac et Bédarieux (Hérault) et de schistes bitumineux à Orbagnoux (Ain).

L’extraction se poursuit outre-mer avec l’or en Guyane et le nickel en Nouvelle-Calédonie. Cette dernière représente 10% de la production mondiale et le quart des réserves.

En 2012, le ministère en charge des mines a mandaté le BRGM pour entreprendre la réexploitation des connaissances acquises lors de l'inventaire minier national (1975-1992) avec des données plus récentes pour faire émerger et promouvoir des cibles nouvelles qui n’auraient pas retenu l’attention des opérateurs.

Dernière mise à jour le 23.08.2016