Les minéralisations des grands fonds © IFREMER - Yves Fouquet

Les ressources minérales des fonds marins

Les ressources minérales non énergétiques du fond marins sont très peu exploitées à ce jour. Moins accessibles, elles sont moins connues mais constituent une future réponse aux besoins croissants en métaux rares et en granulats.

Les ressources marines en minerais métalliques sont mal connues

L'envolée du cours des matières premières et des métaux est à l'origine de la recherche de nouveaux gisements terrestres, mais aussi dans le domaine marin. En effet, l'océan couvre 71 % de la terre (60 % au-delà de 2.000 m de profondeur), mais cet énorme domaine est encore relativement inconnu. Ses richesses peuvent un jour devenir critiques pour les besoins mondiaux en matières premières.

Les explorations scientifiques menés depuis plus d’une trentaine d'années ont permis d’identifier plusieurs types de minéralisations des grands fonds (nodules polymétalliques, encroûtements cobaltifères et sulfures hydrothermaux) associées à des processus géologiques et géochimiques uniques aux environnements océaniques.  

Les matériaux marins sont peu exploités en France

Les matériaux marins exploités en France sont essentiellement des sables plus ou moins grossiers destinés aux besoins de la construction. En Pays de la Loire ces matériaux sont utilisés comme substrat pour la culture de la mâche nantaise. En Bretagne les sables coquilliers riches en calcaires constituent, après une transformation dans des installations industrielles, un amendement qui corrige, l'acidité des sols agricoles bretons.

La totalité des granulats marins extraits représente 2 % de la consommation nationale en granulats.

La zone économique exclusive française

Le droit de la mer est régi par la convention des Nations Unies dite de Montego Bay, signée en 1982 mais qui n’est entrée en vigueur qu’en 1994. Cette convention a conduit à repenser le droit de la mer, à côté et en complément du séculaire droit maritime. Elle est une base juridique à peu près unanimement acceptée par les États, même par les non signataires. Elle définit juridiquement les espaces maritimes ainsi que les droits et obligations des États dans ces espaces. Afin d’appliquer le droit de la mer, les océans ont été découpés en différentes zones. On distingue la zone économique exclusive (ZEE) qui dépend de l’État qu’elle borde et les eaux internationales qui relèvent de la communauté internationale.

 

Dernière mise à jour le 13.03.2014