Première transformation | Minéralinfo

Première transformation

Sans définition officielle, le périmètre de la première transformation peut néanmoins être déduit de la nomenclature d’activité française (NAF).

A l’amont de la première transformation, la nomenclature distingue « l’extraction et les industries extractives » (section B) qui incluent les opérations de préparation des matières brutes pour leur commercialisation, telles que concassage, broyage, nettoyage, séchage, tri et concentration des minerais.

La première transformation fait partie quant à elle de « l’industrie manufacturière » (section C) mais la limite entre première et seconde transformation relève plus de conventions à l’intérieur de chaque secteur que d’une définition univoque. Les sites industriels accueillent souvent différentes étapes de transformation, ce qui réduit fortement la précision de la distinction, et en limite l’utilité. En effet, des sites industriels comme les cimenteries peuvent regrouper des activités extractives (carrières) et de première transformation (fours) et des sites métallurgiques réalisent un ensemble d’opérations pouvant aller de l’élaboration et de l’affinage du métal jusqu’à la production de pièces semi-finies (fonderie, forge, usinage).

Les produits de construction  :

Les granulats sont directement utilisés sur chantier après avoir subi des premiers traitements, la fragmentation (concassage), le lavage,  le classement (criblage) ou associés à d’autres matériaux afin de fabriquer d’autres produits de construction, tels que le béton, les enrobés routiers, ou les mortiers.

Le ciment mélangé à l'eau et aux granulats pour fabriquer le béton est produit dans 41 sites industriels pour un chiffre d'affaires de 2,1 milliards d'euros et 4600 emplois.

L'Industrie du Béton regroupe les entreprises qui fabriquent en usines fixes des produits en béton destinés aux marchés du Bâtiment, des Travaux Publics et de l'Environnement. On recense (2017) 730 sites de production pour plus de 500 entreprises. 

Le béton prêt à l’emploi (BPE) est un produit de proximité. Sur notre territoire, Il est produit dans une des 1800 unités de production (500 entreprises) situées à moins de 2 heures du chantier de livraison.

L'industrie française de la terre cuite, leader européen, notamment en tuiles, est l'une des premières industries de terre cuite au monde (90 sociétés,130 usines, 5 200 salariés, 920 millions d’euros, 4,7 millions de tonnes); elle transforme les argiles.

Le gypse extrait dans dix-huit carrières est transformé dans  vingt sites de production de plâtre et produits à base de plâtre (enduits, carreaux, et plaques), la filière plâtre génère plus de 85 000 emplois directs et indirects en France pour un chiffre d’affaire avoisinant 1,5 milliard d’euros.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

les minéraux industriels :

Les minéraux industriels sont issus de roches naturelles telles que les argiles, les carbonates, la silice, le kaolin, le quartz, le talc, le mica, le feldspath ou l’andalousite. Grâce à leurs propriétés de résistance, de légèreté ou de neutralité, ces minéraux à forte valeur ajoutée entrent dans la composition de très nombreux produits de consommation courante : papiers, peintures, plastiques, électronique, arts de la table, cosmétiques, applications agricoles, alimentation animale, médicaments. L'industrie des minéraux industriels emploie directement 2 500 emplois et plusieurs centaines de milliers d’emplois indirectement pour un chiffre d'affaires annuel de 700 millions d’euros.

 

L'industrie française des métaux non ferreux a connu, durant cette dernière décennie, des évolutions marquantes de ses marchés et un contexte concurrentiel mondial renforcé qui ont conduit à de profondes recompositions de son appareil productif.  

La disparition de quelques grands groupes métallurgiques intégrés a poussé certains acteurs français à spécialiser leur activité sur un métal ou sur une étape de fabrication. Les principales productions concernent notamment l'aluminium, le chrome, le nickel, le zinc, le plomb, le zirconium, le cobalt, le manganèse, l'indium et l'or. Ces productions sont obtenues soit à partir de matières premières primaires soit à partir de matières premières secondaires (recyclage).

Plus en aval, la première transformation aboutit à la production de produits semi-finis sous la forme de pièces moulées, de lingots, de billettes, de fils, de plaques, de barres, de tubes, etc., et fait appel à différents procédés: tréfilage, étirage, extrusion, profilage, matriçage, forgeage, laminage, fonderie. Elle est caractérisée par la présence de grands opérateurs internationaux (comme KME pour le cuivre,  ERAMET sur le titane et les superalliages, VM Building Solutions pour le zinc...) et d'une multitude de petites et moyennes entreprises (PME). Ces produits semi-finis alimentent des industries aval multiples : aéronautique, automobile, énergie, électronique, construction... Les métaux constituent par conséquent des matières premières essentielles et parfois critiques, particulièrement dans le cadre de la transition écologique et numérique.

Le laminage de l'aluminium est représenté à Neuf Brisach et Issoire, ainsi qu'à Annecy, Rugles et Castelsarrasin. Une dizaine de sites français sont dédiés au filage et un nombre plus important aux activités de fonderie et de forge.

La filière de transformation des métaux regroupe environ 400 entreprises et 64 000 emplois.

La sidérurgie française est le quatrième producteur d'acier en Europe, après l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne et se situe au quinzième rang mondial.

L'industrie sidérurgique française s'appuie sur un large tissu industriel, dont la plupart des groupes sont internationaux (comme ArcelorMittal, Celsa, Dillinger, NLMK, Riva, Saint-Gobain, Schmolz et Bickenbach). Tous les types d'outils employés pour la fabrication de l'acier et des produits en acier sont utilisés en France : hauts-fourneaux, convertisseurs, fours électriques, installations de laminage à chaud, installations de laminage à froid et installations de revêtements métalliques et/ou organiques.

La filière française permet ainsi la production de la quasi-totalité des types de produits en acier. Ses différentes composantes présentes sur l'ensemble des segments du marché de l'acier peuvent être, selon le type de produit, classées en trois catégories :

  • Produits longs : 4,1 millions de tonnes en 2017 (aciers d'armature pour le béton, profilés et poutrelles pour bâtiment, tubes, rails).

  • Produits plats en aciers hors inoxydables : 11,5 millions de tonnes en 2017 (construction, laminés à froid et revêtus, profilés pour bâtiment, tôles quarto et électriques).

  • Aciers spéciaux : 1 million de tonnes en 2017 (outillage, aéronautique, haute technologie, automobile et mécanique) dont aciers inoxydables (matériaux de hautes performances, superalliages, coutellerie, réfractaires).

La silice industrielle est la matière de base de l’industrie du verre mécanique (42 sites en France, 3,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires), elle est subdivisée en quatre secteurs :

  • le verre creux mécanique qui, en tant qu'emballage de la plupart des liquides (bouteilles, flacons, pots, bocaux), constitue le plus gros tonnage de verre fabriqué ;

  • les fibres de verre pour l'isolation ou le renforcement des matières plastiques ;

  • le verre plat, essentiellement destiné aux vitrages pour l'habitat et l'automobile.

  • le verre technique et verre de silice 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

Le sel est la principale substance de mines extraites en France avec 6 millions de tonnes.

 L’industrie chimique est le principal débouché du sel en France. Il est utilisé sous forme de saumure pour la production  de carbonate de sodium (employé principalement dans la fabrication du verre, la détergence, l’industrie chimique et  pharmaceutique), ainsi que du bicarbonate de sodium aux multiples usages (dans les comprimés effervescents, comme  poudre à lever en panification, dans l’industrie pharmaceutique, dans le traitement des fumées des incinérateurs, etc.).  Le sel permet également de produire, par électrolyse, de la soude caustique (matière première dans l’industrie des  savons et détergents, de la pâte à papier, de la métallurgie, des colorants, etc.), du chlore (matière première dans  l’industrie du plastique PVC, et dans la fabrication de produits désinfectants ou blanchissants, de solvants utilisés dans  l’industrie pharmaceutique) et de l’hydrogène (pour la fabrication d’eau oxygénée). 

                       

 

Dernière mise à jour le 15.06.2018