Conteneurs enterrés de collecte séparée © ADEME - Xavier Bénony

Les déchets des ménages

Les déchets des ménages représentent près de 30 millions de tonnes produites chaque année. La moitié fait l’objet d’une collecte séparée à proximité de l’habitant ou en déchèteries ou en magasin majoritairement pour le recyclage, l’autre moitié est collectée avec les ordures ménagères résiduelles.

Une quantité de déchets en croissance pendant 40 ans :

À partir des années 1960 et le baby-boom, les évolutions démographiques et les progrès technologiques modifient le mode de vie des Français et engendrent des habitudes de consommation nouvelles avec comme conséquence une progression très nette des déchets ménagers. En passant d’à peine plus de 45 millions d’habitants en 1960 à près de 65 millions en 2010 la démographie ne cesse de progresser, le nombre de ménages augmente encore plus dans la même période (personnes âgées seules, familles monoparentales, célibat). La diffusion généralisée de nouvelles technologies (voitures, téléphones portables, écrans), de nouveaux modes de consommation (restauration rapide, produits précalibrés, prépesés, préemballés…) ont conduit jusque dans les années 2005 à plus du doublement de la production d’ordures ménagères pour atteindre plus de 350 kg par habitant et par an.

IMAGE

Une composition des ordures ménagères relativement stable.

L’ADEME a organisé deux grandes campagnes d’analyses de la composition nationale des ordures ménagères en 1993 et en 2007.Les ordures ménagères collectées à proximité de l’habitant (porte à porte ou apport volontaire) sont essentiellement composées de déchets putrescibles (25%). Ceux-ci sont issus en majorité des déchets alimentaires : les restes de cuisine représentent 18,5 % du gisement des ordures ménagères. Viennent ensuite les papiers (14,5%, dont 10,2% de journaux-magazines-revues et d’imprimés publicitaires), les plastiques (11%), le verre (11%). Les métaux représentent 2,9% des tonnages dont les 2/3 sont des emballages ferreux. La composition des ordures ménagères a peu évolué en près de 15 ans à l’exception des textiles sanitaires dont la part est passée de 3% en 1993 à 8% en 2007.

Une part du recyclage à augmenter.

Si le recyclage (matière et gestion biologique) représente 37% des quantités traitées, la valorisation énergétique porte sur 33% et le stockage sur 26%.

Après s’être fortement accru entre 1975 et 1990 pour atteindre près de 500 le nombre de centres de stockage a décru pour atteindre 260 en 2008.

Les filières à responsabilité élargie du producteur ont largement contribué à augmenter le recyclage des déchets non organiques en provenance des ménages. C’est le cas des emballages avec plus de 3,5 Mt, des papiers avec 1,3 Mt ou 500 000 tonnes de produits électriques et électroniques.

Dernière mise à jour le 13.03.2014