Latérite jaune - Goro, Nouvelle-Calédonie © BRGM - V. Laperche

Potentiel minier français

Sur le territorire français métropolitain, le tungstène, l'antimoine et l'or sont les trois substances qui présentent le plus fort potentiel de développement minier de par l'existence de gisements et de ressources et réserves déjà connues.

Sur le territorire français métropolitain, le tungstène, l'antimoine et l'or sont les trois substances qui présentent le plus fort potentiel de développement minier de par l'existence de gisements et de resources et réserves déjà connues. (voir carte ci-dessous).

Dans l'état actuel des connaissances, on peut également citer certains gîtes de plomb-zinc caractérisés par la présence de sous-produits en métaux critiques comme le germanium ou le gallium ou encore des gîtes à niobium-tantale.

carte du potentiel minier de la métropole 2015

Tungstène

La France a été le troisième producteur mondial de tungstène jusqu'en 1986, avec une production de 24 700 tonnes de WO3 entre 1886 et 1986. Une dizaine de gîtes à tungstène sont connus sur le territoire métropolitain, et sont localisés dans les régions de socle ancien (Massif Armoricain, Massif Central, Pyrénées et Massif des Maures). Les ressources et réserves connues et estimées sur ces gisements s'élèvent à près de 81 000 tonnes de WO3.

Antimoine

La France a été le premier producteur mondial d'antimoine entre 1890 et 1908 avec l'exploitation des districts de Brioude-Massiac (Massif Central) et de La Lucette (Massif Armoricain). Environ 125 000 tonnes d'antimoine ont été produites en France métropolitaine. Les principaux gîtes à antimoine connus sont situés dans les régions de socle anciens de la métropole (Massif Armoricain, Massif Central, Pyrénées et Massif des Maures) ainsi que dans le nord de la Corse. Les réserves et ressources connues s'élèvent à 25 250 tonnes d'antimoine, le Massif Armoricain étant la province à plus fort potentiel minier pour ce métal.

Or

En métropole, les gisements et indices d'or connus sont situés dans les régions de socle ancien.

Durant le XXème siècle, la production totale d'or métal issue de l'exploitation des mines métropolitaines s'est élevée à un peu plus de 185 tonnes. Les réserves et ressources connues en métropole s'élèvent à environ 170 tonnes d'or, principalement situées dans le Massif Central (districts du Châtelet, de Saint-Yrieix et ancienne mine de Salsigne) et du Massif Armoricain (gîtes de Rouez et de Lopérec).

carte du potentiel minier de la Guyane

Le territoire de la Guyane a un potentiel de développement minier pour l'or très important. Plusieurs gisements primaires de taille industrielle y ont été découverts au cours des deux dernières décennies comme les gisements de Camp Caïman, Montagne d'or ou encore Espérance.

Plomb-zinc et germanium

Les minéralisations plombo-zincifères (et argentifères) françaises sont essentiellement associées aux régions de socle ancien. En Europe, la France a été un producteur important de plomb et de zinc, avec une production totale estimée à 18 millions de tonnes de plomb métal entre 1800 et 1991 (fermeture de la mine de Saint-Salvy). L'ancien gisement de Saint-Salvy fut remarquable par sa production de 500 tonnes de germanium, métal critique contenu dans le sulfure de zinc. Les ressources en plomb connues à ce jour sur le territoire son modestes, elles sont plus conséquentes pour le zinc avec les minéralisations des amas sulfurés volcanogéniques du Massif Central et du Massif Armoricain. L'ancienne mine de Saint-Salvy détient les seules ressources connues en France de germanium (300 tonnes). Un potentiel en germanium est envisageable au sein des gîtes plombo-zincifères de la bordure cévenole et du gîte filonien à plomb-zinc de Plélauff situé dans le Massif Armoricain.

Etain-tantale-niobium

Deux gîtes primaires à niobium-tantale sont connus en métropole, parfois associés à de l'étain. il s'agit des gîtes d'Echassières (Massif Central) et de Tréguennec (Massif Armoricain). L'exploitation du gisement de kaolin d'Echassières produit également un concentré d'étain-tantale-niobium.

Sur le territoire de la Guyane, des placers à colombo-tantalite ont été exploités entre 1969 et 1990 avec une production totale de 90 tonnes de tantale et de niobium.

Molybdène

Les travaux d'exploration menés par le BRGM dans le cadre de l'inventaire minier de la métropole ont mis en évidence les racines d'un gîte à molybdène de type porphyre à Beauvain. Il s'agit d'un gisement à basse teneur et à gros tonnage dont le potentiel a été évalué à 250 millions de tonnes de minerai avec une teneur moyenne de 0,02-0,3% de molybdène.

Fluorine

Les dernières mines de fluorine exploitées en France dans le Tarn ont été fermées en 2006 après avoir produit 3 millions de tonnes de fluorine de qualité "chimique". Les principales ressources connues à ce jour sont localisées dans le Massif Central et dans les Pyrénées et s'élèvent à 4,9 millions de tonnes de fluorine.

A l'heure actuelle, la plupart de ces gîtes sont à l'état d'indices miniers et nécessitent la réalisation de travaux d'exploration pour faire émerger des projets d'exploitation.

 

Dernière mise à jour le 12.09.2017