Mine de sel (Varengéville)

L'activité minière en France

Parmi les substances de mines non énergétiques (métaux, métaux précieux, sel, terres rares…), quatre substances sont actuellement exploitées en métropole : le sel, les calcaires bitumineux et la bauxite. Un concentré d'étain, de tantale et de niobium est valorisé en tant que co-produit d'une carrière de kaolin. Une mine de fluorine pourrait également ouvrir d'ici 2020.
L’or est exploité en Guyane ainsi que le nickel et le cobalt en Nouvelle-Calédonie.

L’exploitation

En France métropolitaine, on recense environ 450 concessions valides ; une vingtaine est actuellement exploitée.

Les autres concessions ne sont plus en activité mais sont toujours valides. En effet, elles ont été attribuées pour la majeure partie à une période où l’on ne fixait pas d'échéance aux concessions. Cependant, ces concessions à durée de vie « illimitée », si elles ne sont pas exploitées, expireront le 31 décembre 2018.

C’est le sel qui concentre l’activité en métropole avec 200 concessions minières, dont une vingtaine est en activité (en 2015 plus de 4,4 millions de tonnes de sel ont été extraites du sous-sol, la majeure partie de la production s'effectue par dissolution excepté 160 000 tonnes extraites par travaux miniers souterrains), suivi par la bauxite (deux exploitants dans l'Hérault), puis les schistes bitumineux (une mine) et la fluorine (un projet de mine en développement). La france produit un peu de tantale, du niobium et de l'étain dans une carrière à Echassières (Alllier) qui dispose d'une autorisation spéciale.

 

Carte de l'activité minière de la Guyane (2015)

L’activité minière légale en Guyane est soutenue. On y recense une centaine de titres d’exploitation dont les deux tiers concernent des petites superficies attribuées à des artisans. La production est de l’ordre de 1 à 2 tonnes par an, soit un chiffre d’affaires d'environ 60 millions d'euros.

 

L’exploration

Depuis 2013, huit "Permis Exclusifs de Recherches de Mines" (PERM) ont été octroyés en métropole pour des substances variées. On compte également un peu moins d'une dizaine de demandes de PER en cours d'instruction sur le territoire métropolitain.

Avant d'être attribuée, chaque demande de PER fait l'objet de la publication d'un avis de mise en concurrence ainsi que d'une consultation publique effectuée par voie numérique sur le site du ministère de l'économie.

La liste des derniers avis de mise en concurrence publiés pour la métropole ainsi que la liste des titres miniers valides (appelés cadastre minier) est accessible dans l'onglet "Cartes et données".

La liste des titres miniers valides sur le territoire de la Guyane est accessible sur le site de géoguyane (http://www.geoguyane.fr/accueil).

Les mines en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie les activités minières relèvent du gouvernement de Nouvelle-Calédonie. Avec12 millions de tonnes de réserves minières de nickel, elle se situe au deuxième rang mondial derrière l’Australie (20 millions de tonnes). 

Seul le nickel et le cobalt qui lui est lié y sont exploités à l’heure actuelle. L’île possède des ressources en chrome, mais son exploitation n’a jamais repris depuis la fermeture de la mine souterraine de Tiébaghi en 1991. La Nouvelle-Calédonie dispose d’autres ressources, mais en quantités trop faibles pour en espérer une valorisation industrielle. 

L’économie du nickel calédonien se caractérise par l’existence de « petits mineurs », propriétaires ou non d’un domaine minier gravitant autour de quatre entités majeures détenant une unité métallurgique : la Société Le Nickel (SLN),  la société Nickel Mining Company (groupe SMSP -Société minière du Sud Pacifique - pour 51 %), la société Vale Nouvelle-Calédonie (groupe Vale pour 69 %) et la société Koniambo Nickel (Glencore-Xstrata pour 49 % et SMSP pour 51 %). 

Le site de la direction de l'industrie, des  mines et de l'énergie de Nouvelle Calédonie (DIMENC)

Dernière mise à jour le 28.04.2017