Mine de sel (Varengéville)

L'activité minière en France

Parmi les substances de mines non énergétiques (métaux, métaux précieux, sel, terres rares…), quatre substances sont actuellement exploitées en métropole : le sel, les schistes bitumineux, la bauxite et la fluorine.
L’or est exploité en Guyane ainsi que le nickel et le cobalt en Nouvelle-Calédonie.

 L’exploitation

En France métropolitaine, on recense environ 450 concessions valides ; une vingtaine est actuellement exploitée.

Les autres concessions ne sont plus en activité mais sont toujours valides. En effet, elles ont été attribuées pour la majeure partie à une période où l’on ne fixait pas d'échéance aux concessions. Cependant, ces concessions à durée de vie « illimitée », si elles ne sont pas exploitées, expireront le 31 décembre 2018.

C’est le sel qui concentre l’activité avec plus de 4 millions de tonnes extraites, suivi par la bauxite (deux exploitants dans l'Hérault), puis les schistes bitumineux (une mine) et la fluorine (une mine). La france produit un peu de tantale, du niobium et de l'étain dans une carrière à Echassières (Alllier) qui dispose d'une autorisation spéciale.

L’activité minière légale en Guyane est soutenue. On y recense une centaine de titres d’exploitation dont la moitié de petites superficies attribuées à des artisans. La production est de l’ordre de 1 tonne soit un chiffre d’affaires de 30 millions d'Euros.

L’exploration

En 2013 et pour la première fois depuis 30 ans, des permis exclusifs de recherche ont été attribués en métropole. Plusieurs demandes sont en cours d'instructions témoignant  d'un regain d'intérêt pour l'exploration des ressources minérales métalliques sur le territoire national.

Avant d’être attribuée, chaque demande de permis exclusif de recherche fait l’objet de la publication d’un avis de mise en concurrence.

La liste des derniers avis de mise en concurrence publiés ainsi que la liste des titres miniers valides (appelé cadastre minier) est accessible par l’onglet « Cartes et données ».

Les mines en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie les activités minières relèvent du gouvernement de nouvelle Calédonie. Avec 12 millions de tonnes de  réserve minière de nickel elle se situe au deuxième rang mondial derrière l’Australie (20 millions de tonnes). 

Seul le nickel et le cobalt qui lui est lié y sont exploités à l’heure actuelle. L’île possède des ressources en chrome, mais son exploitation n’a jamais repris depuis la fermeture de la mine sous-terraine de Tiébaghi en 1991. La Nouvelle-Calédonie dispose d’autres ressources, mais en quantité trop faible pour en espérer une valorisation industrielle. 

L’économie du nickel calédonien se caractérise par l’existence de « petits mineurs », propriétaires ou non d’un domaine minier gravitant autour de quatre entités majeures détenant une unité métallurgique : la Société Le Nickel (SLN),  la société Nickel Mining Company (groupe SMSP -Société minière du Sud Pacifique - pour 51 %), la société Vale Nouvelle-Calédonie (groupe Vale pour 69 %) et la société Koniambo Nickel (Glencore-Xstrata pour 49 % et SMSP pour 51 %). 

La site de la direction de l'industrie, des  mines et de l'énergie de nouvelle calédonie (DIMENC)

Dernière mise à jour le 08.06.2018